J’ai voté pour un homme que je n’aimais pas au nom de
l’intérêt général. Mais quel con ! C’est un conservateur qui parle d’initiative, un pragmatique consensuel comme on n’en fait plus. Il avait ce ton du bon père de famille d’autrefois et quand il était piqué au vif, il ruait dans les brancards. Il
se présentait comme le dernier rempart du bon sens. Il parlait de la nécessité d’éteindre les rancœurs, du devoir de défendre un intérêt supérieur au sien. Il voulait rétablir le sévice militaire
pour ces petits cons qui vivaient de rapine et fanfaronnaient au lieu de travailler. Il leur apprendrait la mixité sociale et l’ouverture d’esprit. Tout marcherait à la baguette.
par Zedland
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